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« Naître au féminin avec Marie-Hélène Sourd »

Le féminin est au cœur du travail de Marie Hélène Sourd, créatrice de « L’Etre en Corps », une approche qui réhabilite les valeurs féminines en permettant de les incarner dans un corps conscient, intuitif, aimant. Thérapeute en Psychologie Biodynamique, danseuse, elle anime des groupes dédiés aux femmes, pour faciliter leur épanouissement autour de thématiques qui leur sont réservées : se réconcilier avec l’image du corps, trouver son juste rythme, reconnecter son pouvoir ancestral ou devenir « divine » au quotidien…  Zoom sur son activité !

The Different Magazine : Pourquoi vous concentrer sur le féminin ?
Marie-Hélène Sourd
: Il me semble très important que notre société réhabilite les valeurs féminines, davantage ouvertes au sensible, à l’intuition, à la réceptivité. Le Féminin englobe la conscience du tout, cette capacité à être vraiment dans l’unité…
Dans mon travail spécifique avec les femmes, au fil des séances individuelles et des groupes, j’ai été profondément touchée par leur force, leur beauté unique, leurs grands potentiels, mais aussi par leur difficulté à se réaliser, à prendre leur place, à s’aimer telles qu’elles sont. Face à ces paradoxes, j’ai eu envie de leur donner un espace pour se poser, se reconnaître et surtout se déployer. Un espace où il est possible de traverser et guérir la mémoire de blessures anciennes. Cela peut être des blessures archaïques liées aux origines, à la lignée, mais aussi aux mémoires collectives que porte la terre et qui nous impactent encore. Je fais référence à toutes les thématiques d’intrusion, de violences, de frustrations, à tout ce qui a trait au corps honteux, au modèle judéo-chrétien coupé de la chair et du plaisir… Malgré la libération sexuelle en vigueur, les femmes sont encore freinées par de nombreuses loyautés inconscientes avec ces modèles. Au-delà d’une apparence de liberté et d’émancipation, les blocages sont encore bel et bien là … S’en libérer demande un réel travail sur soi !
T.D.M. : Vous pensez que malgré les apparences, les femmes sont toujours emprisonnées ?
Marie-Hélène Sourd : Bien sûr ! Beaucoup sont encore « piégées » dans une forme de dépendance, voire de soumission parfois même de façon très basique, comme ne pas s’autoriser à accepter une soirée entre amies quand leur compagnon est à la maison par exemple, s’enfermer dans des tabous corporels ou se laisser définir par le regard de l’autre… C’est plus fréquent qu’on ne pense ! Ce n’est pas si grave, toutefois, c’est un des nombreux signes de dépendances affectives dont souffrent les femmes (plus que les hommes d’ailleurs) et qui les « emprisonnent » encore maintenant, même si elles ont gagné des galons sur le chemin de l’autonomie. Beaucoup ne se sentent pas complètes, si elles ne sont pas en couple… Alors que la véritable plénitude dépend avant tout de sa capacité à se sentir reliée à soi, à son énergie, et au monde, pour développer une véritable autonomie et prendre la responsabilité de sa vie.

T.D.M. : Sans trop nous dévoiler le déroulement de vos stages, pouvez-vous nous donner un aperçu ?
Marie-Hélène Sourd : Dans mes groupes, je donne une attention particulière à l’ouverture du ressenti et des sensations par de nombreux exercices effectués seul, à deux, à plusieurs… La dynamique corporelle et énergétique est largement stimulée grâce à de multiples propositions autour du mouvement qui permettent de revenir au corps et à la notion d’ancrage…une condition essentielle pour réaliser les choses concrètement…
On y trouve aussi un espace réservé à l’écoute et à la parole, une parole « ancrée » elle aussi ! J’amène également une dimension pédagogique (sur les cycles, la nature, notre anatomie…) en complément d’une exploration sur le plan physique et énergétique.
Ces différents éclairages permettent de faire des liens et de donner du sens à nos difficultés, qu’elles soient physiques, émotionnelles, psychologiques, voire spirituelles … il s’ensuit une prise de recul, et l’installation de nouvelles ressources.
La dimension créative me paraît également essentielle; j’utilise sur certains ateliers l’interaction avec des matériaux (tissus, terre, pâte à modeler…) qui vont permettre de donner forme, de matérialiser des sensations que l’on a éprouvées dans son corps… S’ouvre alors la possibilité de créer dans les petits actes du quotidien, et surtout de se re-créer…

La dimension thérapeutique est très présente, avec la possibilité de guérir les blessures du passé, mais la dimension initiatique aussi. Nous sommes trop souvent dépendants de notre histoire, et je propose de reprendre la responsabilité de ce qui nous arrive et de notre vie. Nous cédons trop souvent notre pouvoir à d’autres en nous posant en victimes ; une des propositions de mon travail est de reprendre son pouvoir et d’expérimenter sa capacité à créer du nouveau !

T.D.M. : Bien souvent nous associons ces groupes de travail à un bouleversement en profondeur, qui peut en freiner plus d’un !
Marie-Hélène Sourd : La notion de ressourcement, de plaisir, et de circulation du vivant, est avant tout au rendez-vous. Ce travail permet de faire émerger les ressources pour une traversée des zones d’ombre si elles se présentent. Avec pour seul credo, l’attitude de Gerda Boyesen, la fondatrice de la Psychologie Biodynamique : écouter, accueillir, ne rien forcer…  »

Article de Catherine Maillard paru dans « The different magazine » le 25/11/2011
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Atelier de Printemps : « Je sème, je plante, je récolte » : Lire l’article

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